Utilisation de la boussole.

Le repérage en eau calme
(lac, barrage, étang).

Matériel du bateau.


Tant que nous prospectons près des bords il est assez facile d'apprécier la distance par rapport à un point repéré sur la rive. On a un ancrage correct à 2 mètres près.
Par contre dès que le poste se trouve près du centre du lac ou très éloigné du bord (exemple les lacs Landais), l'utilisation d'une boussole est indispensable.
Un modèle militaire gradué permet un repérage suffisant en se fixant deux points remarquables sur les bords comme par exemple un arbre mort à droite et un gros rocher blanc à gauche.

Certains pensent que la connaissance du lac est suffisante pour se positionner à coup sùr seulement au pif, sans mesure.
Je me suis amusé à mesurer la position des pêcheurs qui connaissent bien le lac de Biscarosse (40) pour le pratiquer toute l'année.
En fait ils avaient des écarts de 50 à 150 mètres par rapport à leur position précédante (la veille). Il faut dire que dans ce lac on a vite fait de se trouver à 2 kilomètres des bords mais même dans des lacs plus modestes, dès qu'on se trouve à plus de trente mètres il est difficile de retrouver un ancrage précis, disons à 40 m² près.

Or c'est indispensable si on veut retrouver une déclivité ou une série de souches ou un arbre coulé par 15 ou 20 mètres de fond.


Alors la boussole est très facile à utiliser.

Elle a un cadran pivotant avec un repère pour le faire correspondre avec le Nord magnétique tout en visant l'obstacle et quand tout est stable on se contente de lire l'angle de droite puis celui de gauche.
Il est évident que ce genre de relevé se fait si on le juge utile à l'occasion de la découverte d'un nouveau poste en pleine eau.
On note ça sur un carnet au crayon de papier qui a l'avantage d'écrire même s'il pleut.

Tout le problème est de revenir ensuite à cet endroit précis

.


C'est un peu plus complexe car il faut d'abord se mettre dans le bon cap (de droite ou de gauche) puis on s'avance sur cette ligne de cap jusqu'à ce que le deuxième cap (opposé) soit atteint.
Sur le croquis le point géo de droite est à 48° Nord.
Donc depuis la position 2 on va suivre ce cap jusqu'à ajuster les 219° du point géo « A » qui se trouve à gauche.
Cette manoeuvre est très ennuyeuse si le vent nous fait dériver mais on parvient tout de même à une précision satisfaisante.
A la limite, si on loupe un peu son ancrage il suffit de mesurer de nouveau une fois en place pour se rendre compte de la dérive et donc savoir si l'obstacle (le poste) est plus près ou plus loin ou plus à gauche ou à droite.



Après quelques lancers on retrouve les même sensations et on reconnaît le poste alors que sans boussole c'est pour ainsi dire impossible


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