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Cette photo de mauvaise qualité permet quand même de voir les signes particuliers du poisson. La forme générale et surtout les nagoires très caractéristiques. |
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Ici le détail de la gueule ne laisse pas de doute sur les qualités de carnassier de ce poisson. Vous remarquerez le plan d'eau de l'arrière plan. Il ne s'agit pas d'un ruisseau à truite! Ce poisson aime bien les grand espaces: barrage, lac, fleuve. Il n'est pas impossible pour autant de le rencontrer dans des rivières modestes et même en grande quantité, mais son habitat de prédilection sera quand même au niveau du cours inferieur de la rivière, en deuxième catégorie. Il faut noter qu'il préfère les grands fonds, ou au moins leur proximité. la notion de grand fonds est très relative d'une région à une autre mais Henri LIMOUSIN définit très bien ce trait de caractère en disant qu'il se tient au moins profond du plus profond. Les écailles sont bien celles d'un percidé de même que les opercules très coupants presque dangereux pour nos doigts (j'ai testé |
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La moyenne se situe entre 50 et 70 centimètres pour un poids de 3 à 6 livres.
Disons que la capture de 3 sandres entre 1 et 3 kilos est une bonne moyenne.
Il y a des jours où vous pouvez multiplier ce chiffre par 5 ou 6 mais ils sont assez rares et quelque part le charme de la pêche est altéré.
Quand je tombe sur une journée "spéciale", j'en profite pour tester du matériel dans lequel j'ai à moitié confiance.
On ne va pas à la pêche pour se nourrir et profiter d'un moment de faiblesse n'est pas très sportif.
Ceci est une moyenne mais il faut savoir qu'un sandre de 10 kilo n'est pas rare. Vous pouvez vous attendre à ce genre d'agréable suprise chaque année.Je dirais que les gros sujets se capture le plus souvent en début et en fin d'année, mais ça n'engage que moi.
D'ailleurs ce n'est pas un signe de compétence du pêcheur que de prendre un gros bestiaux et je ne cours pas après les gros solitaires qui font réver tout le monde. Il m'est pourtant arrivé de "discuter" quelques 45 minutes (et plus!) avec certains d'entre eux.
C'est quand même quelque chose!!
Saisons:
De l'ouverture au 14 juillet et de la fin de l'été à la chute des feuilles.Caractère du sandre:
En gros , c'est ça.
Mais il y a ces fameux trous dans l'activité du poisson et vous en arrivez à douter de leur présence. C'est une caractéristique, il s'arrète de mordre aussi vite qu'il a commencé et le plus gènant c'est qu'il est difficile de dire pourquoi les postes semblent déserts.
Il y a vraiment des périodes décourageantes mais on ne peut que faire avec!
En temps normal vous pouvez compter sur lui toute l'année avec une activité plus intense en début et fin de saison.
Une crue est souvent le départ d'une période faste au moment de l'étale. Une brusque variation de niveau est également assez bonne mais sous réserve d'une stabilité après la variation.
Le meilleur moyen de savoir si on est dans une bonne période, c'est encore d'aller à la pêche.![]()
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Ce qui m'a le plus surpris c'est d'avoir compris le caractère du Sandre rien qu'en le pêchant. Je devrais dire vérifier et compris. J'ai vraiment vérifié tout ce qui est dit par les pionniers de cette technique et je me doute du nombre de sorties que ça représente. le trait le plus flagrant c'est son comportement de groupe que nous admettrons structuré avec une hiérarchie du plus gros aux plus petits. |
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Les heures d'activités sont différentes, sur un même poste, pour les petits et pour les gros. Ce sont, en principe, les petits qui ouvrent le bal. Vient ensuite un léger creux et si vous n'avez pas cassé le coup, les gros donnent leur coup de nez.Autres détails:
cette description est bien sûr idéale car le Sandre est d'humeur changeante.
C'est le deuxième point le plus évident: ça démarre comme ça s'arrête sans qu'on puisse vraiment dire pourquoi.
En période faste je me fie d'avantage à ma montre qu'aux conditions météo. Il m'est difficile de dire ce qui déclenche une montée à part la présence de poissons fourrage sur le poste. A la mouche, on peut toujours se baser sur l'état d'avancement d'une éclosion et remonter la rivière pour arriver dans les secteurs plus hauts, là où la même éclosion débute, mais pour les sandres, nous n'avons pas ces références.
On tâtonne en permanence, au point de pouvoir dessiner le fond sans problème. A ce sujet, restez sur vos impressions mentales car si vous avez l'occasion de voir vos parcours (en barrage par exemple) asséchés les photos ne vous serviront pas à grand-chose.pendant la reproduction, le sandre fabrique un nid sur des fond assez faibles où se réunissent les troupes de Sandres.
C'est le seul moment de l'année où,avec un peu de chance, on peut le voir. pendant cette période il est très vulnérable car après la ponte il défend son nid et tout ce qui passe à proximité reçoit un coup de tête.
Avant que la réglementation change, il était possible de pêcher le Sandre pendant la fraye (origine des massacres d'antan :-(
Il n'était pas rare qu'un poisson de 2 ou trois kilos se fasse attaquer par un autre sous nos yeux parce qu'il passait trop près du nid.
Petite histoire vraie: Mon ami Christian (grand pêcheur!) venait d'accrocher un mâle de quatre kilos (pesé et relâché) . Pendant la bagarre il est passé au dessus d'un nid. Un engin d'au moins 6 kilos est venu lui mettre un incroyable coup de tète.
Ce jour là , par eaux claires, Christian a eu la touche de sa vie.
Pour vous donner un exemple de la puissance du sandre, il est capable de tuer une ablette d'un coup de tête!
le sandre consomme également des proies mortes mais fraîches.
On peut le pêcher avec d'autre appats qu'un poissonet et voici un chapitre consacré au appâts de substitution.