Si on trouve parfois la solution à une période de creux en observant les truites par eau plus ou moins claire, cela est impossible pour le sandre.
Du fait que l'activité du sandre reste secrète il est indispensable de le pécher bien sùr mais aussi de pratiquer d'autre pêches de deuxième catégorie (je veux dire pêche pratiquées en secteur de deuxième catégorie) pour être informé de l'activité générale. ![]()
Ce n'est que très exceptionnellement qu'on peut le voir dans son élément. Il n'y a guère qu'en péchant le Sandre qu'on peut savoir s'il y en a quelque part. Si on ajoute à ça le fait que sa pêche n'est pas aussi simple qu'on a bien voulu le dire dans les débuts, on se retrouve dans la situation du pécheur à la mouche qui ne sait pas quoi mettre alors que la Truite monte sauf sur sa mouche.On ne peut heureusement pas résoudre le problème simplement en prospectant minutieusement tout un secteur de cours d'eau. C'est une des méthodes pour récupérer l'info mais employée seule elle ne donne que des résultats incertains.
On prospecte, on sonde et on fini par avoir des touches, c'est vrai, mais ce n'est vrai que pour ce jour là à cet endroit là. Si les conditions changent, refaire le même chemin ne servira à rien puisque le sandre aura lui aussi changer de comportement ou de place.
Pour vous en convaincre il suffit de vous astreindre à pécher chaque fois à la même heure et de la même façon le même poste. Vous aurez des surprises du genre..aujourd'hui c'est les petits qui s'amusent, demain c'est désert, après demain c'est le gros solitaire et........ainsi de suite.
Le sandre a ses heures de montées et il ne le fait pas innocemment bien que les groupes Sandres soient parait-il structurés socialement.
Les postes changent de rendement d'une semaine sur l'autre, les heures de mordues et la taille des sujets aussi.
L'emplacement des touches sur le poste varie également. Dire pourquoi... je ne sais pas mais quand je suis en forme je le sent. Certainement comme vous dans votre spécialité, y a des choses comme ça...Le fait de capturer ses vifs soi même est très important, d'abord par ce que ça relaxe un peu et par ce que ça nous apporte une foule d'informations sur l'activité générale et donc aussi ou peut-être celle du sandre.
Les pêches Anglaises à grande profondeur sont aussi très révélatrices de se qui se passe à 6 / 8 ou 10 mètres de fond.
Pas grand-chose à voir avec la Truite me direz vous. Ban si! (Répond-je :-)
Pas dans la technique ni le matériel bien sùr, mais dans la démarche du pécheur.
Pour la truite on va bien chercher ses vairons ou ses vers d'eau et on s'inquiète de savoir si tel ou tel secteur n'est pas ensablé. On trouve aussi très souvent la solution des bredouilles dans l'observation d'autre poissons que la truite.Exemple.
Si vous avez un secteur qui ne donne plus sans raison valable, peut être y a t'il un banc de Barbeaux turbulents qui est venu s'installer ou des Chevesnes qui ramasse tout ce qu'il trouvent. Bon la différence en fait c'est qu'à la truite on peut voir tout ça mais pas au Sandre.
Avant d'aller plus loin je vous invite à faire un tour d'horizon dumatériel indispensable pour cette pêche, et d'une présentation de la
technique du mort manié.